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Le secteur du porc au Canada fait maintenant face à son plus récent défi : les répercussions d’une pandémie mondiale causée par le virus H1N1. Cette pandémie a retardé les perspectives d’une remontée des prix sur les marchés du porc pendant au moins les 10 à 12 prochains mois. Les répercussions cumulatives au cours des dernières années des défi s en matière de santé (circovirus), les facteurs macroéconomiques (taux de change fl uctuants), les politiques publiques amêricaines (incidence sur les coûts des aliments pour animaux), les cycles économiques (récession diminuant la demande) et les inhibiteurs d’échange (règlement américain sur la mention obligatoire du pays d’origine sur l’étiquette (US COOL) ont créé les conditions pour un secteur qui est maintenant non rentable, très endetté et faisant face aux perspectives d’une implosion catastrophique imminente.
Les chefs de fi le de l’industrie reconnaissent que des changements sont requis au niveau de production et à la stratégie pour s’assurer qu’une transition donne lieu à un modèle de gestion durable pour les agriculteurs, tout en offrant au Canada les approvisionnements de viande futurs qui seront requis par les transformateurs ainsi que leurs clients nationaux et internationaux. Ce nouveau modèle de gestion en est également un qui permettra aux jeunes agriculteurs et aux nouveaux agriculteurs d’assumer le rôle le plus important de cet avenir, puisqu’un grand nombre des producteurs d’aujourd’hui font la transition en quittant le secteur.
Le Conseil canadien du porc (CCP) a entrepris un examen approfondi de la situation actuelle et il a élaboré un Plan de transition stratégique qui respecte le rôle prudent et la capacité du gouvernement, tout en soulignant la principale responsabilité des entrepreneurs agricoles pour réussir ou échouer en fonction des mérites de leurs efforts.
Lorsque le Plan de transition sera mis en œuvre, un secteur allégé, plus vert et plus novateur émergera – un secteur préparé à tirer parti des débouchés nationaux et internationaux. Entre temps, de nombreux propriétaires et leurs employés auront fait la transition depuis le secteur de manière à atténuer certains des dommages à leurs collectivités, qui seraient causés s’il y avait seulement des décisions effrénées basées sur la peur, sans mécanismes de transition.
On comprend que ce n’est pas dans l’intérêt du Canada de simplement appuyer le secteur dans le but de maintenir le statu quo. Toutefois, cela nuirait aux intérêts du Canada en ce qui a trait à ses perspectives économiques et à la viabilité rurale si la capacité de production du secteur canadien du porc devait imploser. Elle pourrait diminuer à un niveau qui menace trop d’emplois directs en production et en transformation, les ventes à l’exportation et l’exploitation de possibilités de développement de nouvelles technologies.