Prix des porcs établi au Canada

Sous la direction du Comité sur la gestion des risques d’entreprise, une équipe de consultants a réalisé une étude visant à explorer les possibilités et la faisabilité d’établir un indicateur du prix canadien des porcs qui refléterait mieux la valeur des porcs canadiens.

Veuillez cliquer ici pour lire le rapport. (Disponible seulement en anglais, le sommaire exécutif sera disponible en français sous peu).

Mandat : 

Explorer la possibilité et la faisabilité d’établir un «prix canadien » des porcs fondé sur des indicateurs pertinents en vue de mieux refléter la valeur des carcasses de porcs canadiens.

Objectifs :

  1. Établir la valeur du porc canadien par comparaison à nos principaux concurrents auprès de nos principaux marchés d’exportation, soit les États-Unis, le Mexique, le Japon et la Chine.

  2. Déterminer et quantifier les facteurs qui contribuent à établir la valeur du porc canadien auprès de ces quatre marchés.

Conclusions :

  • Pour la plupart des marchés, l’origine canadienne des produits de porc n’influe pas
    sur la perception qu’ont les acheteurs de la valeur de ces derniers.
  • Les facteurs qui influent principalement sur la valeur ajoutée des produits de porc
    sont le prix, la marque et les spécifications générales en matière de qualité (porcs
    exempts de ractopamine sur les marchés chinois).
  • Le seul marché où l’origine canadienne représente un facteur de différenciation est
    le marché japonais, ce qui donne accès à une prime.
    • À noter que les initiatives de valorisation de la marque par les transformateurs
      canadiens contribuent à cette perception.
    • La valeur ajoutée sur le marché japonais est le résultat d’efforts conjoints de tous
      les acteurs au sein de la chaîne de valeur du porc canadien.

Objectif :

3. Proposer un ensemble d’indicateurs de marché qui pourraient être utilisés pour mettre en place un prix canadien des porcs vivants basé sur le rendement carcasse.

Conclusions :

  • La structure commerciale de l’industrie du porc a évolué.
  • Le pourcentage d’entreprises intégrées verticalement (compagnies ou producteurs individuels) et de production sous contrat a augmenté.
  • La situation a entraîné une réduction du marché au comptant des porcs vivants, dont la pertinence est d’ailleurs discutable de nos jours.
  • L’utilisation d’un prix de référence sur base carcasse s’est répandue.
  • Malheureusement, au Canada, la valeur des coupes de porc ne repose pas sur un mécanisme transparent en raison du manque d’information sur les marchés.
  • Le mécanisme de détermination des prix tend à refléter les modèles commerciaux actuels.
  • Pour maintenir sa pertinence avec le temps, un éventuel nouveau modèle ne pourrait pas être conçu uniquement par une seule catégorie d’intervenants au sein de la chaîne de valeur.
  • Étant donné l’actuelle structure de l’industrie canadienne du porc, un modèle de prix
    canadien de référence pour les porcs vivants devrait être établi en fonction des indicateurs
    de marché suivants :
  • Un prix de référence sur base carcasse ou un prix mixte basé à la fois sur un prix de référence
    des porcs vivants et un prix de référence des carcasses.
  • La prime canadienne devrait permettre de tenir compte des points suivants :
    • une reconnaissance de la prime accordée aux produits canadiens auprès du marché japonais,
      éventuellement pondérée par la visibilité de la production porcine canadienne auprès de ces marchés;
    • une reconnaissance des démarches entreprises par les producteurs pour élever des porcs exempts de ractopamine en vue de faciliter un accès à divers marchés.
    • Un coefficient de conversion :
      • qui tient compte des taux de change, puisque le prix de référence serait dérivé de données
        américaines;
      • qui corrige les équivalences techniques (conversion métrique, poids carcasse, indice moyen de
        rendement carcasse).

Possibilités en matière de prix de référence

1. Prix de référence basé uniquement sur le rendement carcasse

  • La valeur ajoutée correspond au pourcentage de la carcasse qui serait payé au producteur. Ce pourcentage est à déterminer.
  • Alignement complet du prix des porcs vivants avec le prix américain des carcasses.
  • Réduction de la volatilité des marchés.

2. Prix de référence mixte (moyenne pondérée)

  • Prix de référence composé du prix de référence des porcs vivants et du prix de référence carcasse. La pondération qui sera attribuée à chaque composante reste à établir.

3. Prix de référence mixte (prix des porcs vivants et prix carcasse)

  • Le prix de référence est basé sur un prix de référence des porcs vivants avec plancher et plafond établis en fonction de la proportion accordée au prix carcasse. Ce mécanisme correspond à la nouvelle formule utilisée au Québec.

  • La valeur ajoutée devra être établie pour le prix plafond et le prix plancher. Ces valeurs sont respectivement de 90% et de 100% dans la formule québécoise.