PRIORITÉS DE L’INDUSTRIE PORCINE
POUR L’ÉLECTION FÉDÉRALE 2019

LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DOIT CONTRIBUER À SOUTENIR LA PROSPÉRITÉ DE L’INDUSTRIE CANADIENNE DU PORC.

Suivez ce lien pour consulter la lettre et le questionnaire envoyés aux chefs des partis.
Pour lire leur réponse, cliquez ici.

EXTRAITS DES PLATEFORMES DES PARTIS POLITIQUES SE PRÉSENTANT AUX ÉLECTIONS FÉDÉRALES DE 2019
POUVANT INTÉRESSER LES ÉLEVEURS DE PORCS CANADIENS

1) Créer un programme d’investissement stratégique pour les éleveurs afin de compenser la perte du marché chinois et d’atténuer les répercussions de la guerre commerciale incessante entre les É.-U. et la Chine.

Les retombées permanentes de la guerre commerciale entre les É.-U. et la Chine déclenchée en 2018 ainsi que l’interruption des exportations canadiennes de porc vers la Chine survenue en 2019 ont engendré l’incertitude et la chute des prix sur le marché. 

Le porc canadien fait partie d’un marché intégré, et les droits de douane qu’impose la Chine au porc américain ont causé – et continuent de causer – un effondrement des prix que reçoivent les éleveurs, ayant entraîné une perte inattendue de plus de 120 millions de dollars chez les éleveurs canadiens au cours du troisième trimestre de 2018. La situation s’est en outre aggravée depuis l’interruption des exportations canadiennes de porc vers la Chine en juin 2019, laquelle coûte plus de 10 millions de dollars chaque semaine à l’industrie.

Le gouvernement américain est conscient que la guerre commerciale a une incidence négative considérable. Pour atténuer celle-ci, on a annoncé la mise en place de deux programmes d’aide distincts de plusieurs milliards de dollars à l’intention des éleveurs.

Les droits de douane imposés par la Chine ont également donné lieu à une hausse de la demande de porc européen, qui se traduit par une augmentation des prix versés aux producteurs européens.

Et pour exacerber davantage le problème, les éleveurs de porcs canadiens sont maintenant contraints de faire concurrence, pour les intrants, aux producteurs laitiers qui eux bénéficient de paiements directs du gouvernement du Canada.

Les éleveurs n’ont pas profité de prix plus élevés ou d’un soutien financier du gouvernement. Leur position concurrentielle s’affaiblit et ils risquent de devoir cesser leurs activités.

Les éleveurs de porcs canadiens demandent que le prochain gouvernement fédéral crée un programme d’investissement stratégique doté d’une enveloppe de 265 millions de dollars afin de corriger ce déséquilibre concurrentiel.

 

Renseignez-vous  

2) Maintenir un accès concurrentiel aux marchés et favoriser l’expansion des échanges commerciaux avec les régions de l’Asie, qui sont indispensables à la croissance de l’industrie. 

L’industrie porcine canadienne génère plus de 100 000 emplois et contribue pour 23,8 milliards $ à l’économie. 
Le commerce international est déterminant pour notre industrie. En effet, 70 % de la production canadienne est exportée et 30 % de la consommation intérieure est importée. 

Le maintien d’un accès concurrentiel aux marchés existants et l’intensification des échanges commerciaux avec les régions de l’Asie sont cruciaux pour la croissance de l’industrie canadienne du porc.

Les producteurs de porcs du Canada demandent au gouvernement fédéral de maintenir un accès concurrentiel aux marchés existants et d’intensifier les échanges commerciaux avec les pays d’Asie qui sont cruciaux pour la croissance de l’industrie.

3) Procurer d’autres ressources pour contrer la menace que pose la peste porcine africaine. 

L’industrie porcine reconnaît les interventions du fédéral et des gouvernements provinciaux visant à empêcher la peste porcine africaine (PPA) de perturber le secteur.

Les éleveurs de porcs ont déjà considérablement investi dans la traçabilité, la biosécurité, le transfert technologique et la recherche. Voici quelques exemples des risques associés à l’introduction de la PPA au Canada: 

  • La perte des marchés d’exportation, lesquels  représentent 70 % des ventes de porc. 
  • Un secteur handicapé d’une valeur de 24 milliards de dollars.
  • Un impact sur l’économie canadienne évalué à 50 milliards de dollars. 
  • Des répercussions majeures sur la réputation du porc canadien. 

Les éleveurs demandent au gouvernement fédéral d’offrir une collaboration constante et un financement de plusieurs années afin de tenir compte de quatre priorités concernant la PPA :

  • Éradication des porcs sauvages – Les porcs sauvages  sont des vecteurs de maladies et contribuent à leur  transmission, mettant ainsi l’industrie en péril. 
  • Des mesures de biosécurité à la ferme et aux points d’entrée au pays qui devront être mises en place par le gouvernement afin que la maladie ne soit pas introduite au Canada sont indispensables à la survie de l’industrie.
  • Amélioration de la traçabilité – La traçabilité est  déterminante dans la mise en place de zones exemptes de maladie. L’amélioration du programme de traçabilité permettrait de mieux lutter contre les maladies  émergentes, de mieux prévenir leur propagation et  favoriserait une reprise plus rapide des activités  du secteur.
  • Sensibilisation du public – Chacun doit collaborer pour empêcher la PPA d’entrer au Canada et comprendre les conséquences d’une telle éventualité.

Renseignez-vous

4) Mettre au point un programme efficace de gestion des risques de l’entreprise afin d’aider les éleveurs de porcs à composer avec l’extrême volatilité des marchés.

La série actuelle de programmes de gestion des risques  d’entreprise ne fonctionne pas bien. 

  • Les programmes offerts ne sont pas équitables pour les éleveurs de porcs. Presque 50 % des fonds sont dépensés en assurance-récolte. Le secteur de l’élevage n’a pas accès à un programme correspondant d’assurance-décès pour animaux. 
  • Les programmes offerts n’aident pas à faire face à  l’extrême volatilité du secteur porcin. 
  • Les limites maximales de paiements ne reflètent pas l’échelle des exploitations porcines commerciales. Ainsi, la limite de 10 000 $ prévu dans le programme  Agri Investissement représente moins de trois jours de coûts d’alimentation animale pour une exploitation de naissage-finition de 600 truies. 
  • Une insistance sur la neutralité des coûts a freiné la  capacité du gouvernement à améliorer la série de  programmes existants. 

Les éleveurs de porcs du Canada demandent au  fédéral et aux gouvernements provinciaux d’établir  des programmes efficaces de gestion des risques  d’entreprise.

 

5) Mettre en place l’office canadien de promotion et de recherche pour le porc.

  • L’inertie du gouvernement fédéral dans ce dossier depuis les trois dernières années est extrêmement irritante.
  • Les éleveurs appuient grandement le projet d’Office de promotion et de recherche. Ces derniers ont déjà financé de nombreuses recherches et d’importantes  activités associées au développement des marchés. 
  • L’industrie bovine canadienne a déjà accès à un  programme national de ce genre depuis 2002.  Les producteurs laitiers et les autres secteurs sous  gestion de l’offre incluent leurs coûts de recherche et de promotion dans leurs formules de coûts de production. 
  • L’Industrie américaine a imposé un prélevé sur les  importations de viande de porc en 1985. Les éleveurs canadiens ont fourni une contribution annuelle de plus de 6,5 millions de dollars afin d’améliorer la position  concurrentielle de l’industrie porcine américaine. 

Les éleveurs demandent au gouvernement fédéral de mettre en place un office de promotion et de recherche pour le porc.